Samedi de l'ED268, 16 avril 2011

 

"Quand les données invitente à penser les cadres théoriques"
Thématique
Ce samedi de l’école doctorale sera consacré à une dimension du travail du chercheur que l’on passe bien souvent sous silence au moment de l’écriture de la recherche : la déconstruction-reconstruction du cadre théorique et méthodologique au fur et mesure que les données sont recueillies et analysées.

Les situations de recherche où l’analyse des données invite (ou contraint) à repenser tout ou partie de l’édifice théorique construit dans le travail des lectures liminaires sont inévitables dès lors que l’on n’a pas adopté une démarche résolument hypothético-déductive. On peut considérer que ces situations sont même salutaires et constituent l’une des manières de faire avancer le champ de la connaissance. Elles n’en sont pas moins difficiles à « négocier » dans le développement de la recherche, notamment pour le jeune chercheur qui se sent souvent, dans cette situation, pris en défaut (« j’avais mal défini mes concepts » ; « j’avais mal construit mes catégories d’analyse » ; « mes données ne collent pas à ce que je voulais observer »).

Des travaux conduits dans le champ de l’acquisition des langues étrangères (Gabriele Pallotti), de l’analyse comparée de discours (Chantal Claudel), de la sociolinguistique ethnographique (Patricia Lambert) et de la didactiques des L2 (Jose I. Aguilar Río) seront présentés pour montrer comment, dans des champs méthodologiques et théoriques variés, les chercheurs, une fois confrontés aux données, peuvent être amenés à repenser certains aspects de leur cadre d’analyse.

C’est la dialectique entre la dimension pré-construite (avant le recueil et l’analyse des données) du cadrage théorique et méthodologique et la dimension re-construite (par ou pendant l’analyse des données) qui est au cœur de ce samedi de l’école doctorale.

Descriptif de la journée.